Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 16:16

Extrait d’une chanson de 113

” J’crie haut, ,j’baise votre nation l’uniforme bleu, depuis tout p’tit nous haïssons. On remballe et on leur pète leur fion. Faut pas qu’y ait une bavure ou dans la ville ça va péter, du commissaire au stagiaire, tous détestés ! A la moindre occasion, dès qu’tu l’peux, faut les balayer, bats les couilles, les porcs qui représentent l’ordre en France ”

 

Nique le système ” de Sniper

” Niquer l’systeme, ils auront le feu car ils ont semé la haine qu’on les brule, qu’on les pende ou qu’on les jette dans la Seine. Elle cherche a bruler nos racines, mais y a des soldats, des vrais guerriers dans l’ghetto. J’aimerais être dans la peau de ce flingue, tenu dans la main d’un beur qui se verrait caler LePen ”

 

Extrait de la chanson “La France ” de Sniper

” Pour mission exterminer les ministres et les fachos. La France est une garce et on s’est fait trahir. On nique la France sous une tendance de musique populaire, les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre ! Faudrait changer les lois et pouvoir voir bientôt à l’Elisées des arabes et des noirs au pouvoir, faut que ça pète ! Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer, la France au français, tant qu’j'y serai ça serait impossible, leur laisser des traces et des séquelles avant de crever. Faut leur en faire baver v’la la seule chose qu’ils ont mérités, t’façon j’ai plus rien a perdre, j’aimerais les faire pendre. Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir, ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile. “

 

Extrait d’une chanson de Salif

” Allez - y lâchez les pitts, cassez les vitres quoi, rien à foutre, d’façon en face c’est des flics, c’est UNITY, renoi, rebeu, babtou, tway, mais si on veut contrôler Paris, tu sais que ça sera tous ensemble. Ca y est les pitts sont lâchés, les villes sont à chier, les vitres sont cassées, les keufs sont lynchés, enfin ça soulage, faut que Paris crame. Ce soir à mort LePen, on redémarre la guillotine, pire qu’à Djibouti, Poitiers brûle et cette fois-ci, pas de Charles Martel on vous élimine, puisque c’est trop tard, la France pète, j’espère que t’as capté le concept. ”

 

Extrait de la chanson ” Flirt avec le meurtre ” du Ministère Amer

” J’aimrais voir brûler Panam au nappalm sous les flammes façon Vietnam tandis que ceux de ton espèce galopent ou 24 heures par jour et 7 jours par semaine. J’ai envie dégainer sur des faces de craie dommage que ta mère ne t’ai rien dit sur ce putain de pays, me tirer ma carte d’identité avec laquelle je me suis plusieurs fois torché. ”

 

L’impertinent ” de Fabe

” C’est physique, biologique, au bleu, blanc, rouge, j’suis allergique. Je leur en fait baver, ces navets, j’peux les braver, la vie est une manif, la France une vitre et moi le pavé. ”

Extrait d’une chanson de Ménage A 3

"Car mon armée en un seul attentat va tout exploser, le troisième front en force contre le front. J’parle aux boys céfran 98 la troisième guerre se passe maintenant j’les saigne faut qu’y m’craignent. On rosse les gringos du front, faut calotter Jean - Mari et Debrey envoyer les GIA. ”

Extrait de la chanson ” Meurtre Légal “Bougnoul Smala Un Groupe De Lyon

” Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer la France. Guerre raciale, guerre fatal, oeil pour oeil, dent pour dent, organisation radicale. Par tous les moyens ils faut niquer leurs mères. Gouers ( Français ) c’est toi qui perd, flippent pour ta femme, tes enfants pour ta race. On s’est installé ici c’est vous qu’on va mettre dehors ”

Monsieur R

“La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec !” ; “Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle” .

Par Seth - Publié dans : racismeantiblanc
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Lundi 18 avril 2005 1 18 /04 /Avr /2005 00:00

«Et si c'était à refaire, assure un des initiateurs de l'appel, Yoni Smadja, membre du mouvement de jeunesse sioniste progressiste Hachomer Hatzaïr, je le referais. Car aucun acte de racisme n'est supportable.» Le texte prenait la défense de «David», «Kader» et surtout de «Sébastien», censé incarner «le» Français blanc non juif, «celui qu'aucune association ne soutient», poursuit Yoni Smadja. L'absence d'un prénom représentant «le» Noir a été perçue comme une stigmatisation des Noirs orchestrée par des juifs.

Signé par sept personnalités (le cinéaste Elie Chouraqui, l'écrivain Chahdortt Djavann, l'éditorialiste Jacques Julliard, Bernard Kouchner, le chercheur Pierre-André Taguieff, le théologien musulman Galheb Bencheick ­ qui s'est rétracté ­ et le philosophe Alain Finkielkraut), le texte a été presque unanimement qualifié d'«irresponsable» ou d'«inacceptable». Dès le lendemain, l'historienne Esther Benbassa l'analysait comme un contre-feu aux revendications de reconnaissance de l'esclavagisme, essentiellement portées par la communauté antillaise, et aux débats sur la colonisation.

Pour des observateurs, les initiateurs officiels de l'appel (Hachomer et Radio Shalom) ont été instrumentalisés par Alain Finkielkraut, qui est obsédé par ce thème, et par l'humoriste Dieudonné. Le 6 mars, le philosophe déclarait sur Radio Shalom : «J'ai peur que la créolité puisse aussi servir à entretenir, outre la haine de la France coloniale, la haine d'Israël. [...] La France et les juifs sont dans un même bateau.» Il faut pourtant mettre à l'actif de cet appel l'émergence d'un débat public sur les images du 8 mars :la plupart des victimes étaient des jeunes Blancs et la plupart des agresseurs étaient d'origine africaine. Ci-contre les réponses de quelques jeunes Blacks d'une cité de la banlieue parisienne à cette accusation de «racisme antiblanc».

Rudy et ses copains ont gardé leurs blousons. Les bras croisés sur des tables disposées en carré dans une salle de Grigny. Paris est à une trentaine de kilomètres de cette ville de l'Essonne qui cumule deux cités sensibles, la Grande Borne et Grigny 2, et une cinquantaine de nationalités. Ils sont six collégiens et lycéens à avoir répondu à l'invitation pour un «débat citoyen» sur le thème du «racisme antiblanc». Une initiative d'Amar Henni, directeur du service jeunesse de Grigny, qui laboure la banlieue depuis plus de vingt ans. Tous blacks, quatre garçons et deux filles, âgés de 15 à 17 ans. Leurs aînés ne sont pas venus. Ils ont répondu à Amar : «Toi, tu veux parler de problèmes existentiels alors que nous, on n'a pas de boulot. Trouve-nous du travail, on viendra discuter après.»

Brahima a vu les images à la télé des jeunes dépouillés par d'autres jeunes encapuchonnés. Il se jette à l'eau dans la discussion. Il a entendu «une ou deux fois qu'il y avait du racisme avec les Blancs. Si on les frappe, c'est pour leur prendre quelque chose», avance-t-il en souriant doucement. Mamadou intervient, le ton assuré : «Tout ça, c'est une question de force. Les Blancs sont plus faibles que les Noirs dans le mental.» Les animateurs relancent : «C'est donc une question de racket ? On peut racketter plus facilement les Blancs ?» Les deux garçons hochent la tête : «Voilà, c'est ça.» Rudy tortille son crayon : «C'est une question d'éducation. Les Blancs ont peur de se défendre et les Noirs le savent.» Wende, 15 ans, rebondit sur l'éducation des Blancs : «Eux, quand ils font une bêtise, ils sont excusés, dit-elle.Nous, on se fait frapper très fort.»(?!) «Ça veut dire que la violence que les gens subissent les rend encore plus agressifs ?» suggère un éducateur. Wende : «Chez toi, tu ne vas pas taper tes parents. Alors tu sors t'en prendre à quelqu'un d'autre.»

Dylan, cheveux blonds et yeux bleus, est animateur à Grigny : «Ce qui a été dit à la base dans les journaux, c'est un peu n'importe quoi. Moi, je suis blanc, étudiant, dans une banlieue où il y a aussi des Noirs étudiants et des Blancs qui se défendent.» «Les Blancs de banlieue, ce ne sont pas les Blancs de la capitale», réplique Rudy. Brahima explique : «S'en prendre à un Blanc gâté, ça existe. On le dépouille pour le téléphone, le MP3 et les chaînes. Le Blanc, s'il n'a rien, ils ne vont rien lui faire. Sauf s'il manque de respect Maysam et Linda entrent dans la salle. «Maintenant, le racisme, ce n'est plus l'apparence, estime Maysam, mais ce que dégage l'apparence, et tout le matériel qui va avec. On est raciste avec la personne qui se fait remarquer.»

Un animateur demande : «Si une fille noire sort avec un Blanc ou un Arabe, si un Noir ou un Arabe sort avec une blonde, ça vous choque ?» Les filles, en choeur : «Ça dépend.» Mamadou : «Ça gêne parce que ça ne se fait pas chez nous Rudy : «Au collège, tu te mélanges entre communautés, mais après c'est fini.» La voix de Linda enfle : «Quand je vois des garçons que je connais sortir avec des Blanches ou des Arabes, ça ne me plaît pas. Ce n'est pas de la jalousie, mais après, elles vont se prendre pour des Noires. Dans dix, quinze ans, il n'y aura plus de purs Noirs, de purs Arabes, de purs Blancs. Il ne faut pas oublier son identité.» Dylan l'interpelle : «Toi, tu ne crois pas que quelqu'un puisse s'intéresser à vos traditions ?» Linda : «Je ne suis pas contre, mais je ne crois pas que nous soyons éduqués de la même façon.

Amar s'adresse à toute l'assemblée : «Est-ce que je peux vous choquer ? Si je vous entends, vous voulez repartir au pays ?» Linda : «L'Afrique, c'est un beau pays quand il y a de l'argent. Nous, on vient ici pour s'instruire.» Amar : «Aucun de vous ne se sent français ?» Mamadou lance un «Jamais !» qui déclenche l'hilarité générale. Linda : «Français de papier mais pas de coeur.» Wende murmure : «Ben ouais.» Silence encore. Amar ne veut pas lâcher le sujet : «Ça veut dire que vous allez faire votre vie ici car les conditions de vie sont différentes. Mais pourquoi ne pas vous impliquer ici pour que la vie soit meilleure ?» Les jeunes sont embarrassés. «Si vous êtes toujours entre deux territoires, vous ne serez jamais totalement ici et jamais complètement là-bas, poursuit Amar. Comment faire?» Pas de réponses. Amar poursuit : «Est-ce que ça vous ferait de la peine si on disait que vous êtes des racistes ?» Les visages font «non» de la tête. Rudy réplique le premier : «Non, on n'est pas des racistes Un animateur: «Sauf que, pour des gens qui ne vous connaissent pas, les propos que j'ai entendus tout à l'heure sont extrêmement racistes.» Brahima murmure : «Moi, je suis d'accord.» Puis, «Moi, quand je suis allé en garde à vue, le policier m'a dit : "Nous, on n'aime pas les Noirs."»

La conversation revient sur la «dépouille». A la question de savoir si«un Noir pourvu des mêmes signes extérieurs de richesse qu'un Blanc sera dépouillé», Rudy répond : «Ça dépend s'il est de la même ville, du même quartier. S'il vient d'Evry et qu'il croise des gars de Grigny, il peut se faire dépouiller.» Un jeune intervient : «En fait, c'est la même chose que s'en prendre à un Blanc faible. On s'attaque à un quartier dont on se dit qu'il ne fera pas de représailles Un animateur interpelle l'assistance : «Ce n'est pas une forme de lâcheté de s'attaquer à quelqu'un qui ne réagira pas ?» Les visages piquent du nez. Rudy ajoute encore : «Si tous les revenus étaient égaux, on ne dépouillerait plus les autres.»

Les jeunes sont partis. Amar explique : «Je suis sûr qu'il n'y a pas de racisme antiblanc. Le Noir qui a du matos se fait aussi dépouiller. C'est un problème social décliné sur un mode clanique. Les jeunes sont dans une idée fantasmagorique où le Blanc est aisé et le Noir pauvre. Mais quand ils se penchent vraiment sur cette question, ils se rendent compte que ça ne résiste pas à la réalité. Ces jeunes sont enfermés dans un sentiment d'impuissance et de non-dit. Ils sont dans une logique de communautarisme ethnique et social, mais qui n'est pas structurée dans une pensée raciste. Dans l'agression des Blancs, il y a l'idée de renvoyer sa propre victimisation sur les autres. C'est la représentation bourgeoise du Blanc qui est attaquée. Ils sont dans le renvoi du mépris qu'ils subissent. Ils se disent «Toi, le petit Blanc, je vais te foutre le nez dans ta peur».

Libération

Par Vanilla Sky - Publié dans : racismeantiblanc
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Lundi 18 avril 2005 1 18 /04 /Avr /2005 00:00

Un rapport des Renseignements Généraux, en juillet 2004, mentionnait le développement du racisme anti-occidental dans certains quartiers ; le même mois, un rapport de l’Inspection générale de l’Education Nationale décrivait des comportements hautement discriminatoires exigeant des vestiaires, des robinets différents de ceux des impurs, c'est-à-dire des non musulmans.


En novembre 2004, un rapport du ccTr (Collectif contre tous les racismes), "Mrap : les méthodes dangereuses", analysait les critères selon lesquels, pour ce mouvement, une agression était raciste ou non. L’étude déduisait que, selon l’origine de l’agresseur et de l’agressé, le racisme était invoqué ou non. Le racisme antiblanc était tout simplement absent des catégories envisagées par le Mrap.

Cet antiracisme sélectif du Mrap avait déjà été établi, par sa volonté de minimiser les agressions antijuives en accroissement effrayant, d’en innocenter des catégories pourtant archi majoritaires dans ces agressions, et de placer dans ses préoccupations prioritaires, si ce n’est exclusives : « l’islamophobie », voire le blasphème, la ‘tchadorophobie’, la discrimination visant les Maghrébins, et le soutien inconditionnel aux mouvements palestiniens.

Le Mrap s’était peu à peu transformé en comité de défense islamique, ne manquant pas de manifester son soutien à Dieudonné jusqu’aux dernières provocations devenues trop voyantes, choisissant de manifester aux côtés de l’UOIF plutôt qu’avec les mouvements antiracistes.

Les liaisons islamistes et l’antiracisme sélectif avaient fini, au sein même du Mrap et de la LDH, par engendrer protestations, démissions et oppositions internes. La méthode de la direction ne changea pas : tous ceux qui critiquaient le Mrap étaient racistes, fascistes, sionistes.

Le ridicule ne tuant plus, la théorie du complot et de l’infiltration, voire de l’OPA (!) de l’extrême-droite sur le CRIF, la Gauche républicaine, les Maghrébins laïques, l’UFAL, le PS (avec le célèbre « tu es aux mains du lobby juif » d’Aounit contre Huchon), la CFL, fut avancée par le Mrap avec autant de crédibilité que dans les procès des médecins juifs de Moscou en 1951. Ne répondant à aucun argument, Mrap et LDH se contentèrent d’utiliser insultes et anathèmes et d’attaquer les personnes.

Le Mrap en avait trop fait, tapant sur tout le monde et pensant encore avoir le pouvoir de faire régner le terrorisme intellectuel sur tout opposant à l’islamisation. N’étant plus soutenu que par les hautes sphères du pouvoir, comme courroie de la politique arabe de la France, par quelques journalistes islamisants et par des islamogauchistes passés d’un totalitarisme à l’autre et d’une couleur verte à l’autre, le Mrap commençait à se voir accusé publiquement, y compris devant les tribunaux, par ceux qu’il avait salis de façon sordide.

Ces mouvements, bien que tenus à bout de bras par les hautes sphères du pouvoir et des financements exorbitants, s’écroulaient, mais ce qu’ils avaient semé subsistait. La censure qu’ils avaient imposée depuis des années agissait encore inconsciemment. Les manichéismes et l’antiracisme sélectif, la culpabilisation des Français et l’arrogance croissante de petits caïds de banlieue, souvent liés aux franges islamistes, perduraient.

L’argumentaire anti-impérialiste, anticolonialiste, antiraciste qui servait d’alibi à une haine entretenue de la France et des Français trouva son apogée dans l’ « appel des indigènes à décoloniser la République ». Un procédé subversif à la Goebbels d’inversion des mots, faisant des Français des colons et de ceux issus de l’immigration des indigènes, fut utilisé pour lancer ce véritable appel à la guerre civile.

Les islamistes riaient probablement, sous cape ou sous burqa, de tant de naïveté de leurs compagnons de route. Un travail de fond avait été effectué pendant des années pour amener les jeunes français à la culpabilisation permanente, à la repentance perpétuelle.

Les dépités de la chute du mur, à défaut de société d’avenir s’étaient mis avec acharnement à salir le passé de la France de façon méthodique et à embellir d’autres cultures malgré, pourtant, leur colonialisme, leur esclavagisme parfois encore actifs. Les Français avaient été, insidieusement, dès leur plus jeune âge, éduqués à la culpabilisation, au silence ou à la compréhension devant leurs agresseurs et les nouveaux apprentis tyrans.

On avait tout simplement détruit leurs défenses immunitaires au profit d’un totalitarisme haineux, raciste et passéiste qui s’avançait, jusque là, de façon souvent voilée. On leur avait appris à fuir, à regarder ailleurs, à excuser, à justifier leur propre soumission. Les manifestations lycéennes nous font mesurer l’ampleur de cette soumission : les hordes raciales en sont venues à bout, alors qu’aucun gouvernement n’avait jamais réussi à le faire si rapidement.

Le Monde, puis Marianne, révélèrent, grâce aux interviews d’agresseurs, le caractère indiscutablement raciste de ces agressions. Marianne avait beau placer en fin de son dossier les articles de Beyala, ex-partenaire de Dieudonné et de Picquet, de la LCR, pour tenter, en conclusion, de minimiser le racisme antiblanc (voire de l’ignorer), les articles précédents se contentaient sans ambiguïté de décrire les faits.

Quelques rééditions de la théorie du complot de casseurs télécommandés par le gouvernement furent tentées par la FCPE, le PS et sur les forums lycéens de partis politiques, renouvelant un comique de répétition disparu depuis les années 1970.

Un tabou venait néanmoins d’être brisé : le racisme antiblanc existait bel et bien, et n’était pas minime. L’ampleur était mesurable.

Un groupe de mille personnes venait d’attaquer une manifestation et avait sélectionné les jeunes agressés selon leur couleur et leurs signes d’allégeance ou non. Une horde raciale avait déclenché des attaques de commandos au vu et au su de tous. Aucun acte collectif raciste n’a connu cette ampleur depuis la guerre d’Algérie.

Imaginons une seconde un groupe de mille néonazis (sur lesquels on attire régulièrement notre attention, comme on replanterait un épouvantail) attaquant une manifestation, sélectionnant Noirs et Maghrébins pour les rouer de coups, et s’en vanter ensuite devant les journalistes.

Etrangement, ce schéma semblerait plausible à beaucoup, tant l’utilisation de l’antifascisme a été instrumentalisée, tant les reportages sur les Skinheads (devenus pourtant bien rares), sur le danger du retour de la revanche de la bête immonde, sur les téléfilms avec le méchant blanc raciste qui agresse le pauvre Noir ou Maghrébin, ont été nombreux ces dernières années.

Si l’on ajoute les grandes campagnes antiracistes (sélectives bien sûr) visant à faire de tout jeune issu de l’immigration une victime de racisme, pendant que les Français, eux, seraient « toujours plus ou moins racistes » (site du Mrap), on a réuni tous les éléments de la soumission au totalitarisme chez les Français. On a, en revanche, assuré l’impunité dans les bandes, chez les racistes antiblancs, par un discours de compréhension sociologique bienveillante.

Voici que l’on recherche des causes sociologiques à un racisme que l’on a nié auparavant pendant des années. Comme certains expliquaient la montée du nazisme par l’humiliation ressentie par l’occupation de la Ruhr, d’autres aujourd’hui vont chercher dans les clichés du discours anticolonialiste la justification à leurs ignominies ou à celles de leurs protégés.

On trouve des explications sociologique aux textes de rap les plus racistes, des causes sociales aux attaques de synagogues et d’écoles par les islamjungend, comme on justifiait jadis en Allemagne les lynchages de Juifs par l’oppression économique subie « par la faute des ploutocrates », puis la guerre à la France par « l’humiliation antérieure de l’occupation de la Ruhr ».

Nous voyons aujourd’hui un autre type d’ordre noir passer à l’attaque dans la rue, sans uniforme, mais avec autant de haine, de racisme et d’arrogance.

Le totalitarisme utilise toujours dans ses périodes d’avant-guerre un langage légitimateur fustigeant l’oppression, l’injustice, le racisme, l’humiliation. Il ne lui reste ensuite qu’à imposer les siens. Ramadan, Aounit et Tubiana jouent aujourd’hui le rôle de légitimateurs de ce camp guerrier, conquérant et totalitaires qui sous couvert de « lutte anticolonialiste » tente de soumettre une population, sous la menace de la guerre civile.

En cela, ils ne sont pas plus excusables que les agresseurs racistes des lycéens blancs, et même plutôt davantage coupables.

Quand on lance un appel, on a souvent les appelés qu’on mérite.

Quand on explique systématiquement aux jeunes issus de l’immigration qu’ils sont victimes du racisme de la part des Français « toujours plus ou moins racistes », qu’ils sont des victimes de la colonisation (ignorant en cela le colonialisme arabe plus étendu et prolongé), qu’ils ont une mauvaise note en raison de la ségrégation dont ils sont l’objet, on attise la haine raciale.

Quand on excuse par Intifada interposée les agressions de Juifs, puis de jeunes blancs (certains cumulent, étant Juifs et Blancs), on attise la haine raciale.

Quand on excuse les appels à la haine des textes de rap ou des textes de comiques racistes, on attise la haine raciale.

Quand on manifeste aux côtés de courants islamistes au racisme évident, on attise la haine raciale.

Quand on hurle au racisme à la moindre arrestation de délinquant, on attise la haine raciale et on lui assure l’impunité.

Quand on nie des agressions racistes, dont le caractère raciste est reconnu par les auteurs eux-mêmes, on n’attise plus la haine raciale, on la pratique.

texte de Antoine Subiaco

Par Vanilla Sky - Publié dans : racismeantiblanc
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