Lundi 18 avril 2005 1 18 /04 /Avr /2005 00:00

Un rapport des Renseignements Généraux, en juillet 2004, mentionnait le développement du racisme anti-occidental dans certains quartiers ; le même mois, un rapport de l’Inspection générale de l’Education Nationale décrivait des comportements hautement discriminatoires exigeant des vestiaires, des robinets différents de ceux des impurs, c'est-à-dire des non musulmans.


En novembre 2004, un rapport du ccTr (Collectif contre tous les racismes), "Mrap : les méthodes dangereuses", analysait les critères selon lesquels, pour ce mouvement, une agression était raciste ou non. L’étude déduisait que, selon l’origine de l’agresseur et de l’agressé, le racisme était invoqué ou non. Le racisme antiblanc était tout simplement absent des catégories envisagées par le Mrap.

Cet antiracisme sélectif du Mrap avait déjà été établi, par sa volonté de minimiser les agressions antijuives en accroissement effrayant, d’en innocenter des catégories pourtant archi majoritaires dans ces agressions, et de placer dans ses préoccupations prioritaires, si ce n’est exclusives : « l’islamophobie », voire le blasphème, la ‘tchadorophobie’, la discrimination visant les Maghrébins, et le soutien inconditionnel aux mouvements palestiniens.

Le Mrap s’était peu à peu transformé en comité de défense islamique, ne manquant pas de manifester son soutien à Dieudonné jusqu’aux dernières provocations devenues trop voyantes, choisissant de manifester aux côtés de l’UOIF plutôt qu’avec les mouvements antiracistes.

Les liaisons islamistes et l’antiracisme sélectif avaient fini, au sein même du Mrap et de la LDH, par engendrer protestations, démissions et oppositions internes. La méthode de la direction ne changea pas : tous ceux qui critiquaient le Mrap étaient racistes, fascistes, sionistes.

Le ridicule ne tuant plus, la théorie du complot et de l’infiltration, voire de l’OPA (!) de l’extrême-droite sur le CRIF, la Gauche républicaine, les Maghrébins laïques, l’UFAL, le PS (avec le célèbre « tu es aux mains du lobby juif » d’Aounit contre Huchon), la CFL, fut avancée par le Mrap avec autant de crédibilité que dans les procès des médecins juifs de Moscou en 1951. Ne répondant à aucun argument, Mrap et LDH se contentèrent d’utiliser insultes et anathèmes et d’attaquer les personnes.

Le Mrap en avait trop fait, tapant sur tout le monde et pensant encore avoir le pouvoir de faire régner le terrorisme intellectuel sur tout opposant à l’islamisation. N’étant plus soutenu que par les hautes sphères du pouvoir, comme courroie de la politique arabe de la France, par quelques journalistes islamisants et par des islamogauchistes passés d’un totalitarisme à l’autre et d’une couleur verte à l’autre, le Mrap commençait à se voir accusé publiquement, y compris devant les tribunaux, par ceux qu’il avait salis de façon sordide.

Ces mouvements, bien que tenus à bout de bras par les hautes sphères du pouvoir et des financements exorbitants, s’écroulaient, mais ce qu’ils avaient semé subsistait. La censure qu’ils avaient imposée depuis des années agissait encore inconsciemment. Les manichéismes et l’antiracisme sélectif, la culpabilisation des Français et l’arrogance croissante de petits caïds de banlieue, souvent liés aux franges islamistes, perduraient.

L’argumentaire anti-impérialiste, anticolonialiste, antiraciste qui servait d’alibi à une haine entretenue de la France et des Français trouva son apogée dans l’ « appel des indigènes à décoloniser la République ». Un procédé subversif à la Goebbels d’inversion des mots, faisant des Français des colons et de ceux issus de l’immigration des indigènes, fut utilisé pour lancer ce véritable appel à la guerre civile.

Les islamistes riaient probablement, sous cape ou sous burqa, de tant de naïveté de leurs compagnons de route. Un travail de fond avait été effectué pendant des années pour amener les jeunes français à la culpabilisation permanente, à la repentance perpétuelle.

Les dépités de la chute du mur, à défaut de société d’avenir s’étaient mis avec acharnement à salir le passé de la France de façon méthodique et à embellir d’autres cultures malgré, pourtant, leur colonialisme, leur esclavagisme parfois encore actifs. Les Français avaient été, insidieusement, dès leur plus jeune âge, éduqués à la culpabilisation, au silence ou à la compréhension devant leurs agresseurs et les nouveaux apprentis tyrans.

On avait tout simplement détruit leurs défenses immunitaires au profit d’un totalitarisme haineux, raciste et passéiste qui s’avançait, jusque là, de façon souvent voilée. On leur avait appris à fuir, à regarder ailleurs, à excuser, à justifier leur propre soumission. Les manifestations lycéennes nous font mesurer l’ampleur de cette soumission : les hordes raciales en sont venues à bout, alors qu’aucun gouvernement n’avait jamais réussi à le faire si rapidement.

Le Monde, puis Marianne, révélèrent, grâce aux interviews d’agresseurs, le caractère indiscutablement raciste de ces agressions. Marianne avait beau placer en fin de son dossier les articles de Beyala, ex-partenaire de Dieudonné et de Picquet, de la LCR, pour tenter, en conclusion, de minimiser le racisme antiblanc (voire de l’ignorer), les articles précédents se contentaient sans ambiguïté de décrire les faits.

Quelques rééditions de la théorie du complot de casseurs télécommandés par le gouvernement furent tentées par la FCPE, le PS et sur les forums lycéens de partis politiques, renouvelant un comique de répétition disparu depuis les années 1970.

Un tabou venait néanmoins d’être brisé : le racisme antiblanc existait bel et bien, et n’était pas minime. L’ampleur était mesurable.

Un groupe de mille personnes venait d’attaquer une manifestation et avait sélectionné les jeunes agressés selon leur couleur et leurs signes d’allégeance ou non. Une horde raciale avait déclenché des attaques de commandos au vu et au su de tous. Aucun acte collectif raciste n’a connu cette ampleur depuis la guerre d’Algérie.

Imaginons une seconde un groupe de mille néonazis (sur lesquels on attire régulièrement notre attention, comme on replanterait un épouvantail) attaquant une manifestation, sélectionnant Noirs et Maghrébins pour les rouer de coups, et s’en vanter ensuite devant les journalistes.

Etrangement, ce schéma semblerait plausible à beaucoup, tant l’utilisation de l’antifascisme a été instrumentalisée, tant les reportages sur les Skinheads (devenus pourtant bien rares), sur le danger du retour de la revanche de la bête immonde, sur les téléfilms avec le méchant blanc raciste qui agresse le pauvre Noir ou Maghrébin, ont été nombreux ces dernières années.

Si l’on ajoute les grandes campagnes antiracistes (sélectives bien sûr) visant à faire de tout jeune issu de l’immigration une victime de racisme, pendant que les Français, eux, seraient « toujours plus ou moins racistes » (site du Mrap), on a réuni tous les éléments de la soumission au totalitarisme chez les Français. On a, en revanche, assuré l’impunité dans les bandes, chez les racistes antiblancs, par un discours de compréhension sociologique bienveillante.

Voici que l’on recherche des causes sociologiques à un racisme que l’on a nié auparavant pendant des années. Comme certains expliquaient la montée du nazisme par l’humiliation ressentie par l’occupation de la Ruhr, d’autres aujourd’hui vont chercher dans les clichés du discours anticolonialiste la justification à leurs ignominies ou à celles de leurs protégés.

On trouve des explications sociologique aux textes de rap les plus racistes, des causes sociales aux attaques de synagogues et d’écoles par les islamjungend, comme on justifiait jadis en Allemagne les lynchages de Juifs par l’oppression économique subie « par la faute des ploutocrates », puis la guerre à la France par « l’humiliation antérieure de l’occupation de la Ruhr ».

Nous voyons aujourd’hui un autre type d’ordre noir passer à l’attaque dans la rue, sans uniforme, mais avec autant de haine, de racisme et d’arrogance.

Le totalitarisme utilise toujours dans ses périodes d’avant-guerre un langage légitimateur fustigeant l’oppression, l’injustice, le racisme, l’humiliation. Il ne lui reste ensuite qu’à imposer les siens. Ramadan, Aounit et Tubiana jouent aujourd’hui le rôle de légitimateurs de ce camp guerrier, conquérant et totalitaires qui sous couvert de « lutte anticolonialiste » tente de soumettre une population, sous la menace de la guerre civile.

En cela, ils ne sont pas plus excusables que les agresseurs racistes des lycéens blancs, et même plutôt davantage coupables.

Quand on lance un appel, on a souvent les appelés qu’on mérite.

Quand on explique systématiquement aux jeunes issus de l’immigration qu’ils sont victimes du racisme de la part des Français « toujours plus ou moins racistes », qu’ils sont des victimes de la colonisation (ignorant en cela le colonialisme arabe plus étendu et prolongé), qu’ils ont une mauvaise note en raison de la ségrégation dont ils sont l’objet, on attise la haine raciale.

Quand on excuse par Intifada interposée les agressions de Juifs, puis de jeunes blancs (certains cumulent, étant Juifs et Blancs), on attise la haine raciale.

Quand on excuse les appels à la haine des textes de rap ou des textes de comiques racistes, on attise la haine raciale.

Quand on manifeste aux côtés de courants islamistes au racisme évident, on attise la haine raciale.

Quand on hurle au racisme à la moindre arrestation de délinquant, on attise la haine raciale et on lui assure l’impunité.

Quand on nie des agressions racistes, dont le caractère raciste est reconnu par les auteurs eux-mêmes, on n’attise plus la haine raciale, on la pratique.

texte de Antoine Subiaco

Par Vanilla Sky - Publié dans : racismeantiblanc
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